La reproduction des killis
samedi 19 juillet 2008 par WebMaster
En fonction de leur biotope d’origine, les killis vont avoir des stratégies de reproduction différentes. Certaines espèces vont pondre dans les fissures rocheuses (comme par exemple Lamprichthys tanganicanus), dans les autres cas , la ponte aura lieu soit dans les plantes soit dans le substrat.
Les annuels vont pondre en s’enfuissant dans le substrat . En aquarium, on leur fournira une fosse de ponte ,récipient rempli de tourbe, de taille adéquate pour permettre au couple de s’enfuir de quelques centimètres pour pondre. Un ravier en plastique lesté d’une pierre convient très bien. Pour éviter que durant la ponte ,les particules de tourbe ne soient expulsées , les éléveurs mettent souvent un couvercle dans lequel ils pratiquent un trou permettant aux poissons d’entrer et de sortir à leur convenance.
Pour les espèces qui pondent sur les plantes , l’utilisation du mop est la solution la plus rencontrée. Après la parade nuptiale , les partenaires vont se glissent dans le mop et y pondre. Il est donc interessant d’avoir des mops qui ont la hauteur du bac, cela permet d’accomoder tant les pondeurs de surface (certains vont meme pondre sur le flotteur) et les pondeurs de pleine eau qui pourront même pondre dans la partie du mop qui traine sur le fond.
Dans tous les cas ,il est souvent utile de recolter les œufs. Ceux-ci sont résistants pour cette manipulation sans crainte de les écraser. Ils pourront alors être placés en incubation suivant les besoins propres de l’espèces. La durée de développement de l’embryon est typiquement de 15 à 30 jours.
Il est intéressant de noter que parmis les killis se trouve le seul vertébré totalement hermaphrodite. En effet Rivulus marmoratus est le seul vertébré qui soit self fécondant. Chez cette espèce on rencontre des males et de véritables hermaphrodites. Un seul poisson va donc pouvoir pondre des œufs fertilisés qui vont assurer la survie de l’espèce. Beaucoup d’études ont été faites sur cet improbable créature démontrant son unicité dans le monde des vertébrés.
