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Association Killiphile Francophone de Belgique

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Conduite à suivre pour l’échange des oeufs de killies

vendredi 28 mars 2014

Conduite à suivre pour l’échange des oeufs de killies

Par Paul Bérat – BKV.8

Les oeufs de nos killies se prêtent comme pas d’autres pour l’échange, vu leur temps d’incubation plus ou moins long.

De part le monde cette caractéristique est largement utilisée pour fournir à d’autres les espèces rares et pour en obtenir soi-même.

De même, dans notre association il existe de nombreux membres qui éprouvent des dificultés pour établir des contacts réguliers avec d’autres membres via les réunions ou d’autres occasions. C’est la raison pour laquelle l’on peut utiliser cette manière peu onéreuse pour se procurer les espèces qui nous plaisent particulièrement. J’aimerais pour cette raison expliquer la manières d’opérer, ce à quoi l’on doit faire attention et ainsi de suite. Faites bien attention, ne prenez pas ce qui suit pour des règles fixes mais bien pour une ligne de conduite.

Comme principe de base, il faut retenir que les oeufs destinés à être envoyés doivent être fécondés et posseder le même “âge”. C’est donc pourquoi chaque oeuf doit être examiné séparément car le danger subsite qu’autrement les oeufs non fécondés moisissent et que ce phénomène peut se propager sur les autres oeufs dans leur voisinage.

A présent nous allons examiner comment les oeufs doivent être receuillis. Il faut faire une distinction entre les pondeurs de surface et les pondeurs de sol.

Dans le premier cas, nous utiliserons un mop pour la reproduction , nous retirerons ce mop du bac de ponte et nous rechercherons les oeufs avec les doigts ou avec une pincette. Nous les transférons dans un récipient plat contenant de l’eau de composition semblable à celle du bac de ponte et de température identique, à laquelle nous aurons ajouté quelques gouttes d’une solution de trypaflavine afin d’éviter la formation de fungus. Ce récipient sera alors recouvert d’une vitre et nous l’entreposerons à une température de 20° à 23°C. Le contenu du récipient sera examiné journellement et les oeufs troubles ou blancs seront retirés vu qu’ils sont non fécondés.

Après environ une semaine, les embryons de la plupart des espèces seront visibles . A l’oeil nu, nous pourrons distinguer une ligne sombre avec deux petits points noirs. Avec notre compte-goutte nous retirerons les nombre d’oeufs et nous les laissons un tant soit peu sécher sur un linge. Il est à noter que les oeufs qui ont une durée d’incubation de 15 jours ( certains Aphyosemion et Epiplatys) ne peuvent pas être expédiés après une semaine suivant la ponte car autrement le risque existe de les voir éclore en cours de route.

Pour les pondeurs de sol, c’est dans un certain sens un peu plus compliqué. Certaines espèces pondent dans les mops posées sur le fond ou dans de la tourbe filamenteuse. Ici évidemment, le système décrit pour les pondeurs de surface est applicable. Lorsque de la tourbe pulpeuse est utilisée comme substrat de ponte, nous devons receuillir celui-ci après que les poissons ont pondu, avec une petite épuisette et essorer doucement l’ensemble en le pressant à pleine main. On placera la tourbe enseuite entre d’épaisses feuilles de journal (si possile sans pages en couleurs !) et laisserons sécher l’ensemble durant quelques jours. Les oeufs sont à présent plus facile à distinguer que dans la tourbe humide, bien que la recherche reste un rude boulot. ( un bonne loupe peut nous être d’une aide efficace).

Au cas où du fin sable a été utlisé comme substrat de ponte, (p.ex. Pour des espèces de Nothobranchius) les oeufs peuten être recherchés à l’aide de tamis avec des mailles plus petites que le diamètres des oeufs. On peut également remuer fortement le sable du bac de ponte. Les oeufs qui sont plus léger que les grains de sable resteront plus longtemps en suspension pourront être receuillis à l’aide d’une épuisette. Cets oeufs receuillis peuvent être placés, tout comme c’est le cas pour les oeufs des pondeurs de surface, dans un petit récipient contenant de l’eau additionnée d’un peu de trypaflavine et ceux-ci seront examinés régulièrement. De nombreux oeufs commenceront à présenter un embryon après trois semaines et seront prêts pour l’envoi.

A présent que les oeufs ont été receuillis ,nous allons les emballer. Il existe deux manières convenables, à savoir emballage au sec et dans la tourbe. Pour l’envoi au sec les oeufs sortis de l’eau auparavant à l’aide d’un compte-goutte seront placés sur un tissu afin de sécher (ou sur un papier). Au cas ou l’on retire les oeufs de la tourbe ceux-ci sont immédiatement prêt à être placés dans un flacon aussi petit que possible et qui peut être hermétiquement fermé. On fermera immédiatement afin d’éviter qu’un trop fort assèchement ne se produise, à ne pas réaliser en des jours trop lumineux et à forte température, ceci est également valable pour l’asséchage. Comme deuxième méthode, on peut envoyer les oeufs dans de la la tourbe, bien bouillie et rincée, qui possède une humidité à peine perceptible. On en place une pincée dans le petit flacon, boite ou sac en plastic destiné à l’envoi et on n’a plus qu’à ajouter les oeufs. Un grand avantage de cette méthode réside dans les fait que l’on peut placer les oeufs de telle manière que ceux-ci ne viennent pas en contact l’un avec l’autre. Cette méthode est valable pour toutes les espèces , alors que la méthode d’envoi au sec n’est valable que pour certains pondeurs de sol. En fin de compte les oeufs qui sont très sensibles ou très petits, peuvent être expédiés avec le mop dans lequel ils ont été pondus. Pour ce faire nous retirons le mop de l’eau, nous l’esserons légèrement avec la main en le pressant et nous le laissons sécher un peu entre des feuilles de papier journal. Ensuite nous plaçons le tout dans un sachet en plastic que nous scellerons hermétiquement à l’aide d’un élastique.

A présent nous devons emballer notre flacon, boite ou petit sachet en plastic afin que l’ensemble qoit prêt pour l’expédition. Nous devons particulièrement prêter attention au fait que l’emballage soit assez rigide pour résister aux dommages dûs aux manipulations des services postaux. Les flacons ou sachets peuvent être placés dans de petites boîtes métalliques (de bonbons, pillules, films,etc...) et celles-ci être soigneusement emballées. Le matériau idéal (très léger et bon isolant) est le polystyrène ou “isomo” ou “frigolite” d’emballage (P.ex. Pour des appareillages électriques). Il existe également en ciculation des boites constituées par ce matériau (p.ex. Boites de crêmes glacées). Ce matériau peut aisément être amené à dimensions, un trou peut être facilement réalisé dans une plaque épaisse, le petit flacon peut y être ensuite introduit de manières bien ajustée, le tout sera ensuite bien refermé à l’aide d’une bande adhésive. On peut également creuser deux cavités, y placer la petite boite , et replacer les deux plaques l’une contre l’autre, sceller l’ensemble avec de la bande adhésive, enrouler l’ensemble dans du papier brun, y inscrire l’adresse du destinataire et l’ensemble et prêt ! Ne pas oublier de joindre à l’intérieur un petit mot indiquant les points suivants :

- nom exact de l’espèce

- le nombre d’oeufs

- la date de ponte et la date probable de l’éclosion.

Il est également à signaler que les services postaux exigent pour chaque envoi une surface minimum de 9 * 14cm.

A présent que notre petit paquet est prêt ,nous nous rendons au bureau de poste un lundi ou un mardi (de manière à éviter les retards dûs aux week-ends) et nous avons alors à notre disposition les possibilités suivantes d’envoi :

1° Service intérieur :

a) comme échantillon sans valeur

- max. 500 grammes

- spécifier “Echantillon sans valeur” sur l’emballage

- ne peut pas être scellé

- frais de port : 15fr.

b) comme lettre :

- max. 2 Kg.

- peut être scellé

- frais de port : 13fr/ 50gr ; 17fr/100g ; 25fr/250gr etc...

2° Service extérieur :

Possibilité comme petit paquet ou comme lettre.

Littérature  : Killifish Exchanges (AKA Publications) by Haas & Albert Klee.

Retrouvez l’article dans la revue complète de 1975

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